Histoire

Chateau d’azy

Construit en 1847 par le comte Denis Benoist d’Azy, ce remarquable château de style Renaissance fut imaginé par l’architecte Angevin Delarue. Le préservant des us et coutumes architecturaux de la région, Delarue  l’a rendu unique dans la Nièvre en lui conférant une dimension romantique et lyrique.

Témoins des activités industrielles du Comte, quatre ornements rehaussant la façade Nord du château représentent des pioches, une forge, une charrue, et une locomotive. Ils symbolisent la légitime fierté d’un promoteur ayant risqué sa fortune pour développer une industrie naissante et encore contestée.

Les encadrements de portes furent peints par Charles-André, dit Carle Van Loo, peintre français de renom (1705–1765), membre de l’Académie de France à Rome, et François Boucher (1703–1770), peintre et goguettier français célèbre pour son style Rococo.
Les panneaux de papier peint décorant la salle de réception proviennent directement de la «Great Exhibition of the Works of Industry of all Nations» de Londres datant de 1851, qui fut la première des Expositions universelles.

SAINT BENIN D’AZY

Saint Benin d’Azy est connu depuis l’époque Gallo-Romaine. Favorisant le passage des bouviers et des bûcherons, ce village doit la première partie de son nom à Saint Bénigne, évangéliste bourguignon torturé par un certain Térence sous le règne de l’empereur  Marc Aurèle.  Azy, la deuxième partie du nom provient d’un général romain, Azyus, commandant du camp retranché de la région.

DENIS BENOIST D’AZY

Homme politique et industriel français, Denis Aimé Rose Emmanuel Benoist d’Azy est né le 3 janvier 1796 à Paris et mort le 11 février 1880 au Château d’Azy.
Il est le fils du comte Pierre-Vincent Benoist, avocat au Parlement, membre et secrétaire de la commune de Paris en décembre 1789, ministre d’État et membre du conseil privé et de Marie-Guillemine de Laville-Leroux, brillante artiste peintre de l’École néoclassique, élève de Mme Vigée Lebrun et de Jacques-Louis David.

Il épouse Léontine Rose Amélie Brière d’Azy, fille du propriétaire terrien et industriel Léonore Brière d’Azy, qui lui a donné cinq enfants.
Sous la Restauration, il est secrétaire de légation en Allemagne, entre aux contributions indirectes puis devient inspecteur général des finances sous le ministère Villèle. Démissionnaire après 1830, il se retire en Nivernais puis dirige les mines d’Alais et s’intéresse à la construction des chemins de fer.

Député de 1841 à 1848 dans le 2ème collège électoral de la Nièvre (Château-Chinon), il fait partie de la droite légitimiste et continue de s’impliquer activement dans le développement des chemins de fer.
Il n’est pas élu à l’Assemblée constituante mais  à l’Assemblée législative par le département du Gard où il siège avec la majorité monarchique. Il est élu vice-président de l’Assemblée et combat la politique de l’Elysée, participe à l’élaboration de la loi du 31 mai restrictive du suffrage universel. Le 2 décembre 1851 il proteste contre le Coup d’État, et est arrêté, puis et remis en liberté quelques jours après.
Il abandonne alors la politique et se consacre à l’activité industrielle : il contribue à l’établissement du Crédit Foncier et devient administrateur des compagnies d’Orléans et du Paris-Lyon-Méditerranée.
Après la guerre franco-allemande, les électeurs de la Nièvre et du Gard l’élisent à l’Assemblée de Bordeaux ; il opte pour la Nièvre et préside les premières séances comme doyen d’âge puis est élu vice-président. En 1871, il est l’un des 15 députés chargés d’accompagner Adolphe Thiers et Jules Favre à Versailles pour discuter des préparatifs de paix.
Il est fait Chevalier de la Légion d’honneur le 26 octobre 1826.

Source : creativecommons.org